Jusqu’en 1958, le bagad reste
essentiellement un objet de « foire » de défilé.
Cette formation fait partie du folklore
(dans le mauvais sens du terme), mais en 1958, lorsque les premiers
concours de bagadoù (pluriel de
bagad) sont créés, cet ensemble sonore particulièrement
puissant, prend tout son sens et s’impose musicalement.
C’est avec le bagad de Brest
Sant-Mark et celui de Kemper
que la folle épopée de ces formations va naître. S’affrontant en
concours annuels au sein de diverses structures (concours
de bagadoù de Brest,
puis Championnat
de Bretagne des bagadoù intégré au Festival
Interceltique de Lorient), les bagads
ont su trouver leur public et devenir les fleurons de la musique
bretonne moderne.
A partir des années 90, les concours aidant, de
nombreuses formations de bagad
ont évolué, elles aussi, vers une musique fusionnelle.
Qu’il s’agisse des expériences balkaniques du Bagad
Kemper, de l’accompagnement de chanteurs
(Gilles
Servat et le Bagad
Ronsed Mor), de fusion métissées avec
le Bagad
Men ha Tan ou de réécriture musicale avec le Bagad
de Kemperle, permettant la survie de ces orchestres,
par une constante régénération de ces membres et de ces expériences.
Egalement école de musique bretonne, les bagadoù
ont fournis à la scène de très nombreux talents : Alan
Stivell, Melaine
Favennec, Patrick
Molard, Roland
Becker, Donatien Laurent…
Jeremie Pierre JOUAN