La Musique Bretonne
Les Origines de la Musique Bretonne
La Musique Celtique de Bretagne
La musique bretonne, issue du monde bardique
et celtique, connut de nombreux bouleversements
au cours de son histoire, sans jamais perdre son essence, ni sa
spécificité. L’ordre social ternaire des pays celtiques donnait
une place importante aux bardes et aux druides.
La musique servait l’état et la religion. Elle était aussi l’œuvre
du peuple, se réappropriant les sonorités et adaptant les thèmes
à son quotidien.
Elle tient ses origines tant des populations de
Galles qui émigrèrent en masse entre le IV° et
le VI° siècle, celtes elles aussi, que de celles
d’Armorique, celtes continentaux. Cette musique
est avant tout traditionnelle. Si son instrumentation
lui est quasiment propre, elle n’existe dans son état que par les
autres musiques traditionnelles et contemporaines,
essentiellement chinoises et orientales.
Il semble bien qu’aucun contact direct n’ait eu lieu entre bretons
et chinois, mais qu’entre ces deux peuples se dressa une route contrôlée
par de nombreuses tribus, dont l’une des caractéristiques communes
fut d’adopter l’Islam comme religion. Ainsi, le principe de cornemuse
et de bombarde,
inventé visiblement en Chine, fut adopté, une première fois par
ces populations de la Route de la Soie (principe
des flûtes turques
identique à celui des bombardes),
avant que les peuplades celtiques ne se l’approprient
également, le développant avec originalité pour en inventer le biniou,
la grande cornemuse
et la bombarde.
La musique celtique préchrétienne
ressemblait étrangement à celle d’aujourd’hui, dans son essence
et ses possibilités de classification. Elle possédait des caractéristiques
celtiques intrinsèques tant dans la musicalité, son instrumentation
que dans son répertoire, dont les bardes étaient
garants et auteurs et qu’ils enrichissaient suivant les charges
que leurs fonctions exigeaient.
L’arrivée du christianisme en Bretagne,
apporté par ces émigrants gallois, alors appelés
bretons (de Grande Bretagne),
sans supprimer l’héritage précédent (même si rien ne fut fait pour
le conserver), ajouta au répertoire rural de nouveaux
genres musicaux. Les chants religieux
se mirent à la mode bretonne et augmentèrent l’étendu
de ce savoir paysan. Les nobles quant à eux délaissèrent progressivement,
durant le Moyen Âge, une partie de ce patrimoine,
s’ouvrant aux troubadours et aux différentes entités
politiques de l’époque. Se faisant, ils élargirent davantage le
panel breton, déjà enrichie de ses influences
celtiques constantes, transmanche et avec l’Espagne.
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Jeremie Pierre JOUAN |